Le mouvement des artistes qui prônent des textes censés a vu le jour, c’est le débat d’actualité dans la scène urbaine gabonaise. Il y a plusieurs semaines, la polémique sur la thématique des paroles qu’utilisent nos artistes urbains frise la paralysie. Entre un public de plus en plus jeune et des artistes qui donnent ce que le public demande, le faussé n’est pas loin étant donné que les mélomanes de la musique gabonaise se retrouvent dans ce qui se fait actuellement. La Ntcham-Ndoss , le mouvement musical qui utilise de plus en plus des expressions qui poussent aux suicides, à la violence, au manque de respect, etc… La musique urbaine gabonaise vie son moment de gloire à travers la naissance des artistes qui réussissent à se faire booké dans des spectacles populaires, à faire des tournées en Europe, à obtenir des certifications Gstore d’or. L’album le plus vendu de ses 5 dernières années au Gabon est un album de musique urbaine au genre Ntcham-Ndoss, faisant de UBIQUITE de DON’ZER premier album à faire + de 1000 ventes en quelques jours après sa sortie.

Les textes chantés se rapprochent aisément de ce que l’artiste chanteur à voix et interprète BRAKE MACKAYA frère de la chanteuse Ragga Dance-Hall Creol dénonce aujourd’hui. L’artiste s’est exprimé sans langue de bois sur son compte Facebook en pointant du doigt sur ce qui s’écoute en ce moment au Gabon. Il déplore férocement la pauvreté des textes des artistes de la nouvelle génération qui sont ” Des artistes imbus, des textes ignares avec pour thématiques toute sortes de dépravation possible “, il cite clairement les maux qui minent la musique gabonaise. L’artiste déplore farouchement l’atmosphère qui trotte dans la musique, soutenu par son collègue artiste-rappeur BIG ROW qui a pausé la question lors d’un direct à ses fans ” quel est le pays de l’Afrique francophone où toute une génération d’artiste utilise l’expression T.U.E.R. comme un jeu dans toutes les chansons à part nous ? “La question est restée ouverte sans oublier qu’elle contenait déjà la réponse.
Le conflit générationnel ou véritable polémique sur le problème au sein de la musique gabonaise …???
Une chose est sure , la musique gabonaise se distribue aisement avec l’essor du digital et les artistes se font connaitre deux fois plus vite que dans les années 2000’s , ici la question reste centré sur la qualité et non le genre utilisé.
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